32°CONGRES DE L’UDFO34

, par udfo34

Ce Samedi 30 Juin 2018, le Congrès de l’UDFO34 est ouvert en présence de Mr ARNAUD Claude, maire de Lunel. Ce dernier prononce un discours de bienvenue aux congressistes. Yves VEYRIER, Secrétaire Confédéral assure la présidence. Le Secrétaire Général, Gilbert FOUILHE, présente son rapport d’activité.

« Le dernier congrès de l’UD était le 31e, il avait eu lieu au domaine de la Providence à Montpellier le 23 mai 2015. L’assemblée générale a eu lieu le 11 février 2017 à Pignan. C’est donc avec un léger retard que l’on tient ce Congrès. Nous avons laissé la priorité au Congrès de la Confédération. Quoi qu’il en soit nous sommes réunis aujourd’hui pour échanger à la fois sur la mandature et sur les combats à venir. Plusieurs Camarades sont à remercier pour le travail effectué.

Au nom de l’Union Départementale de l’Hérault, je tiens à remercier Patrick PRIVAT, Trésorier Confédéral, mais aussi tous les membres de SYNCEA au premier rang desquels Ali BENKIRAM et enfin les Camarades de l’UD : Martine APPRIOU, Michel CASTELAIN, Bernard MAZEL, Diego RIZO, Charles CLEORON, Olivier HALLAY, Olivier DISSOUBRAY, Philippe DEHISSI, Alain MILHAUD, Joseph ISLAM, et Daniel OLEON.

Je tiens à remercier Charles SALIES et les membres de son cabinet, Eve, Emilie qui sont présents sur Montpellier, Sète et Béziers.

Je remercie bien sûr Angélique et Charlotte qui nous ont quitté, mais aussi Anne-Laure et Muriel. A ce stade, je souhaite que nous ayons une pensée pour tous nos Camarades qui nous ont quitté depuis le dernier Congrès.

J’évoquerai les noms de : BERNARD BARTHELEMY (décembre 2016) qui a été présent à l’UD pendant de nombreuses années au service juridique au tribunal des prud’hommes, aux élections MSA et à la CA de l’UD. Bernard nous ne t’avons pas oublié.

PAUL PAOLANTONACCI (juillet 2014) qui a œuvré au sein des organismes sociaux, pour porter hauts les couleurs de FO.

PATRICK SETTEBOUN, Militant FO à la MGEN (janvier 2017) ROBERT CAVALIE (janvier 2017) qui a été une « figure » importante du syndicat Force Ouvrière à EDF GDF, mais aussi à l’UD FO 34.

Bien sûr, je n’oublie pas tous les autres camarades même s’ils ont moins marqué notre Union Départementale.

Je passerai pour ne pas être trop long sur la partie organisation de l’UD mais le texte du rapport est assez précis.

Le début de la mandature a été marqué par l’opposition à plusieurs lois. La loi Macron tout d’abord qui a été promulguée le 7 août 2015. C’est une loi qui porte le titre de « loi pour la croissance et l’égalité des chances ». Nous avons écrit au nom de notre organisation aux maires du Département en argumentant contre les ouvertures du Dimanche. Cette action n’a pas empêché Mr SAUREL de permettre 12 ouvertures le dimanche et 24 en cumulant les activités, vente automobiles, habillement…. Nous sommes intervenus contre la libéralisation des professions réglementées car nous avons craint pour l’emploi (notaires, géomètres…). Nous avons rencontré la Chambre des notaires. Cette déréglementation jouait contre l’emploi. Pour les procédures prud’homales cette loi a accentué la conciliation et remplacé de fait une justice gratuite par une procédure payante. Le statut de défenseur syndical qui a été créé par cette loi, n’a pas eu la faveur de la commission juridique car nous ne croyons pas à l’efficacité de sa mise en place. Pour le salarié, il vaut mieux avoir un avocat lorsqu’il va en conciliation que de faire confiance à un camarade pour le défendre.

 La loi Rebsamen Cette loi sur le Dialogue Social a été publiée le 18 août 2015. Là encore, nous nous sommes opposés à cette loi. Nous avons organisé des stages pour permettre à nos syndiqués de connaître tous les effets pervers de la loi REBSAMEN. Notamment la DUP « Délégation Unique du Personnel » qui regroupe, pour les entreprises de moins de 300 salariés, toutes les instances. Les CHSCT sont menacés car ils sont pour le patronat, l’instance à abattre. Dans les entreprises les CHSCT ont joué pleinement leur rôle et de ce fait, ils limitent les prérogatives patronales. De plus, cette loi permet le compte personnel d’activité qui conduit à une individualisation des droits du salarié. Nous avons organisé des réunions d’information pour prendre en compte la réalité de la loi. L’année 2015, c’est aussi la loi NOTRE. Nous avons alerté le Préfet sur le fait que 1 500 fonctionnaires d’Etat ou Territoriaux allaient subir une mobilité qui pouvait être géographique, fonctionnelle ou les deux et ce , uniquement sur le Département de l’Hérault. Là encore, nous sommes dans une trilogie avec les lois RCT, « Réforme des Collectivités Territoriales de 2010 » MAPTAM, « Modernisation de l’Action Publique de 2014 » Nous avions fait une intervention au CCN pour dénoncer les pertes d’emplois au niveau régional du seul fait de la fusion des deux régions. Dans les grandes administrations : Préfecture, DIRECCTE, DREAL, DGFIP…..bien sûr la fusion entraine des pertes d’emplois. Nous avons vu très tôt les ruptures conventionnelles arriver dans différents organismes : OPCALIA (9 ruptures sur 19 salariés) FONGECIF, AGEFOS PME, OPCA BATIMENT PRO BTP, MUTUELLES… Dans ce processus de fusions, même si ce n’est pas directement lié à la fusion des Régions, nous avons eu la fusion des CCI de Béziers de Sète, Montpellier, avec à la clé 32 suppressions d’emplois sur la seule CCI de Montpellier. Les fusions concernent aussi les ordres, les mutuelles. …. La régionalisation est prétexte à des restructurations et à des suppressions d’emplois.  Les Organismes Sociaux L’ARS, Agence Régionale de santé, où avec un dialogue social rompu avec la Directrice et malgré le maintien du siège social sur Montpellier. Montpellier concède la perte de la veille sanitaire, de la direction financière et du médico-social. Cette perte entraîne la perte de 100 emplois. Nous avons été dans la lutte à l’ARS. Nous sommes restés constants dans cette position, FO a été la seule OS à voter contre le budget en 2018, la CGT pratiquant la politique de la chaise vide lors des Conseils de surveillance et les autres OS concèdent ces suppressions d’emplois. Ce budget 2018 avalise encore la suppression de 31 emplois. Toutes ces suppressions d’emplois se rajoutent aux emplois perdus dans les administrations (DIRECCTE, Préfecture, DREAL…) nous avons alerté les autorités. Avec la mutualisation dans les CPAM, projet TRAM, nous sommes passés d’une mutualisation sur 5 départements et 5 caisses avec aujourd’hui une mutualisation sur 13 départements et autant de caisses. Le corollaire de ceci sera certainement la disparition des petits sites. Pour notre département, ce sera Frontignan, Lunel et Agde. Le premier des sites à disparaître étant celui d’Agde, il restera seulement un accueil. Toujours en parallèle, dans tous les services publics la difficulté de fonctionner et d’assumer le service public. Ceci, sans qu’il y ait eu, au préalable une discussion sur le Service Public, sur les missions qui doivent être gardées et sur les moyens nécessaires pour les assurer. Cela se traduit par moins de relation avec les usagers. Pôle emploi ferme les après-midis, la CARSAT ne reçoit plus que sur rendez-vous, la CPAM ferme certains accueils par exemple la DEVEZE à Béziers et son site rétrocédé à la Mairie, la CAF ferme à certaines périodes et vont recevoir sur rendez-vous. Pour les personnels c’est dramatique, les camarades de la CAF constatent sur les 3 dernières années sur l’Hérault : 49 départs en dehors de toute fin de contrat et retraite (19 démissions, 12 ruptures conventionnelles, 3 licenciement et 15 mutations pour un autre organisme) soient 7,6% de l’effectif en CDI. Ajoutons à cela une augmentation de 3000 jours d’absence pour maladie. Cette situation est révélatrice d’une aggravation des conditions de travail.

 Administration centrale La liste des fermetures est longue, notre dernier combat est pour la trésorerie de Bédarieux. Déjà en 2015, lors de mon intervention, je parlais des fermetures des trésoreries, d’EDF à Béziers, des bureaux de postes qui passaient en agences postales et aussi des trésoreries de Mèze, Marseillan, Murviel-lès-Béziers… Avec la fusion des Régions, les Préfectures ont, elles aussi mutualisées leurs services. Qui peut dire aujourd’hui où sont réalisés les permis de conduire et les cartes grises ou encore les permis de chasse ? L’usager fait les frais de ces mutualisations car le service rendu n’est pas identique. La proximité a été perdue. Le SGAR, Secrétariat Général des affaires Régionales est parti à Toulouse et Montpellier est devenue une Préfecture de Province. En moins de 10 mois les agents de la fonction publique ont subi des attaques de toutes part et à tous les niveaux : Sur les carrières : la remise en cause programmée du statut général et des statuts particuliers, déjà induite par PPCR. Sur le pouvoir d’achat : le gel du point d’indice appliqué le 1°janvier 2018, après 8 années de blocage, la réinstallation de la journée de carence, en cas d’arrêt maladie, le report des maigres mesures PPCR favorables aux agents. Les suppressions d’emplois : 120.000 annoncés. La fin des cotisations salariales maladies et le remplacement par une augmentation de 1,7% de la CSG ; Le 10 octobre 2017, le 22 Mars et le 22 Mai 2018, nous avons manifesté avec les autres syndicats sur les difficultés d’assurer les services publics compte tenu des suppressions d’emplois.

 La Police Nos policiers vont mal car ils n’ont pas les moyens d’assumer leurs missions. La suppression des effectifs, la précarisation de leur métier car 25% des effectifs sont en CDD. Le manque de moyens matériels, les violences qui leur sont faites rendent l’exercice de leur mission impossible. L’UD de l’Hérault n’a pas hésité à les soutenir lors des diverses manifestations. Nous sommes aux côtés de tous les salariés.

 Les Pénitenciers Nous sommes dans l’action pour des créations d’emplois. A Villeneuve les Maguelonne, la prison est prévue pour 599 détenus ils sont 892 avec 7 emplois en moins par rapport à l’effectif cadre pour 599 détenus. A Béziers ils sont 524 détenus pour 416 places. Nous avons dénoncé la violence et le manque de personnel dans les établissements auprès de la Préfecture. Nous avons eu de nombreuses actions, la dernière a été le blocage de la prison le 15 au 28 janvier. Là encore nous sommes totalement sur leurs revendications. Là encore un syndicat, l’UNSA, ne nous a pas permis de poursuivre le mouvement et d’obtenir nos légitimes revendications.

 Enseignement Sur l’Hérault, malgré l’augmentation constante de population, de l’obligation de dédoubler les classes de CP dans les zones difficiles. Sur l’Hérault il y a eu en 2018, 56 ouvertures de classes pour 57 fermetures dont 33 en maternelles. Pour FO la volonté est de maintenir l’école maternelle. Sur l’Hérault la scolarisation des moins de 3 ans est passé de 34% en 2000 à 11,7% en 2017. Les 1500 enfants ayant une notification MDPH ne sont pas mieux traités. Il n’y a que 900 AVS. Dans l’enseignement secondaire, le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1° grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bacheliers sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix est un droit Républicain et un combat. Les effectifs augmentent, en collège, en 2017 il y avait 43151 élèves contre 42195 en 2017 soit une augmentation de 2,26%. En comparaison le taux d’encadrement n’augmentera que de 2,19%. Nous avons là encore une lente dégradation. Le rapport Mathiot et ces recommandations va aussi cristalliser notre critique, pour nous le toujours plus d’autonomie des établissements n’est pas une réponse. La médecine de prévention dans l’académie est traitée de façon scandaleuse. Un médecin n’a pas été remplacé dans l’Hérault. Dans le Département voisin du Gard il n’y en a plus aucun. Pour les personnels de l’académie, il n’y a plus qu’un seul médecin de prévention.

Force est de constater que la casse continue et dans la lutte nous retrouvons toujours les mêmes organisations dont FORCE OUVRIERE.

 Loi travail ou loi El Khomri Le grand combat a été la lutte contre la mise en place de la loi Travail, la loi El Khomri. Entre le 7 avril et le 5 juillet 2016, nous avons manifesté 14 fois. Du jamais vu ! Le combat contre l’inversion de la hiérarchie des normes est essentiel. Il faut préciser un certain nombre de choses : Tout d’abord, s’il existe un code du travail, c’est qu’il y a un lien de subordination entre l’employeur et le salarié. Si les deux sont des hommes ou des femmes, il y en a un qui est en position de force, le patron et un qui est en position de faiblesse, le salarié. Le code du travail sert à rééquilibrer le rapport de force entre salarié et patron. Ce nouveau rapport de force vient des luttes qui ont été menées par le passé. C’est le Front Populaire et Léon Blum qui ont été à l’origine de la hiérarchie des normes et du principe de faveur. C’est ce système qui a permis à tous les salaires de voir leur condition évoluer, tant dans les grandes entreprises que dans les TPE (Très Petites Entreprises). Les accords de Matignon du 24 juin 1936 ont été une avancée pour tous les salariés. C’est précisément ce que la loi Travail, promulguée le 4 août, a mis à bas. Cette loi est scélérate sur bien des points : heures supplémentaires, barèmes indicatifs en matière d’indemnités prud’homales... Travail de nuit, modulation du temps de travail…. Je ne vais pas tout énumérer, vous le savez déjà, nous avons lutté ensemble. Nous n’avons ni perdu, ni gagné sur ce sujet. Nous avons gardé notre dignité ce que d’autres ont perdu, je pense aux socialistes, à la CFDT, à la CFTC et à l’UNSA. Mes camarades, nous pouvons être fiers d’avoir mené le combat avec un point d’orgue le 14 juin et le million de salariés qui ont manifesté et rempli le Boulevard des Gobelins, la place d’Italie et la place des Invalides.

 Ordonnances Macron Les ordonnances viennent compléter le dispositif de la loi El Khomri. Elles ont été mises en place pour faciliter les licenciements. Depuis leur ratification nous enregistrons une accélération des entretiens préalables au licenciement. Nous avons de la difficulté à faire face à cette hausse de demande de l’accompagnement des salariés par les 49 conseillers du salarié dont nous disposons. Il nous faudra augmenter considérablement le nombre de conseillers du salarié. Nous nous y sommes employés sur Sète, Béziers, Bédarieux. Il est d’ores et déjà fait appel à des bonnes volontés. Il est évident que le plafonnement des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif, facilite le licenciement. Il en est de même des ruptures conventionnelles collectives qui facilitent la procédure. Ajoutons à cela qu’elles rendent les indemnités de licenciement imposables, ce qui n’était pas le cas avec le PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi). Ce ne sont pas là, les seules mesures néfastes de ces ordonnances. Elles vont réduire considérablement les moyens des syndicats en donnant de fait moins d’heures de délégation. Je suis intervenu au CCN pour demander une action contre les ordonnances et a voté en conséquence lors du CCN. Nous avons pris la décision au sein de la CA de suivre la Confédération dans les appels à manifester. Pour nous les chances d’arriver à une victoire contre ces mesures antisociales sont dans l’unité d’action. Afficher la division souligne des faiblesses de l’organisation. Nous avons manifesté avec la CGT et Solidaires le 16 novembre 2017.

 Pacte de Responsabilité, Crédit d’impôt compétitivité emploi Enfin cette période, a été marquée par l’austérité pour les salariés et les largesses pour les autres. Ces largesses ont pour nom « pacte de responsabilité, crédit d’impôt compétitivité emplois ». Ce sont 40 milliards qui ont été donnés au patronat pour des résultats plus que douteux. Si l’on prend le CICE son coût global est de 28 milliards d’euros. Il aura permis le maintien de 10 000 emplois, ce qui revient à dire qu’un emploi coûte 280 000 €. Nous avons dénoncé dans la presse ces décisions. Nous avons essayé la pédagogie. C’est plus la résignation de la population qui l’a emporté que la validation de ces actions dans l’opinion publique. Là encore nous n’avons pas à rougir de notre action même si nous n’avons pas pu nous opposer à cette captation de ressources.

 La situation sociale du Département L’année 2016 a été marquée par l’augmentation des accidents du travail graves et mortels 39 dont 8 décès. En 2017 cette tendance s’accentue avec 41 accidents graves et 12 mortels. Ceux qui souhaitent supprimer les CHSCT ou les diluer dans les CSE commettent un crime contre le monde du travail. Chaque année il meurt plus de personnes du fait du travail que du terrorisme ou de la guerre. Il meurt 1.200.000 personnes tous les ans du fait d’accident du travail dans le monde, la guerre en Syrie en a fait 500.000 morts depuis le début du conflit. J’aurai une pensée pour les camarades de HILL ROM (44 emplois supprimés), de la CAMERON, (249 emplois supprimés) et pour les sous -traitants de la Cameron (500 emplois). Les camarades d’IBM qui ont eu un énième PSE et qui ont inaugurés en 2018 les ruptures conventionnelles collectives permises par les ordonnances MARON. Nous n’oublierons pas SCHNEIDER ELECTRIC avec la fermeture définitive de Fabrègues et la suppression de 54 emplois qui se rajoutent aux 90 de 2013 et les 18 postes supprimés dans le service comptabilité de Schneider Lattes. Pour les camarades de RICARD Bessan et la fermeture du site et la suppression de 44 emplois auxquels il faut ajouter la sous-traitance soient au total 80 emplois. Je saluerai le travail des camarades qui ont su négocier dans leur entreprise respective et permettre aux salariés licenciés d’avoir des conditions plus acceptables. Là encore, nous avons été les seuls à négocier et contractualiser. Ceci sur la Cameron et sur Ricard où le syndicat majoritaire de la société était prêt à tout brader. Ce n’a pas été le cas de nos copains qui bien aidés par l’UL de Béziers, l’UD et leur fédération ont obtenu un accord acceptable par les salariés. La casse industrielle du Département ne s’arrête pas là. Sur Sète SAIPOL va certainement fermer. Nous avions été présents dans cette entreprise et même si nous n’y sommes plus, la fermeture nous inquiète.

 Les élections TPE Enfin, notre combat pour gagner les élections TPE et les 90 000 courriers mis sous enveloppes et envoyés ou distribués. 22 banderoles placées sur le Département, des tracts distribués dans les différents commerces.

Au niveau Occitanie : FO a obtenu 4 503 voix soit15,45 %, Au niveau National : FO obtient 13,01 %

 Mettre fin à l’isolement de FO Au niveau des différents Tribunaux des Prud’hommes de Montpellier, Béziers et Sète. Durant deux mandatures dont une a duré 9 ans, notre organisation n’a eu aucune présidence, aucun poste de référés sur les tribunaux de Montpellier et de Sète. Sur Béziers c’était un peu différent même si nous n’y jouions pas le rôle auquel nous aurions pu prétendre. Nous avons conclu avec la CGT et la CGC un accord sur 4 ans. Accord auquel se sont rattachés la CFTC, l’UNSA et SUD. Nous avons en 2018 la Présidence générale à Béziers et nous aurions dû avoir, si un de nos camarades avait joué sa propre partition, la Présidence de la section Commerce. Nous avons aussi sur Béziers un poste de référé. Sur Montpellier en 2018 nous aurons la Présidence des sections commerce et activités diverses et 3 postes de référés. Nous devrions prendre la présidence générale en 2020. Sur Sète enfin nous avons en 2018 la Vice-Présidence de la section commerce et la Présidence de la section industrie. Là encore l’accord prévoit que nous ayons la Présidence Générale en 2020. Nous avons aussi un poste de référé.

 Dans les Conseils des Organismes Sociaux Là encore nous avons œuvré pour un accord qui nous donne la Présidence de la CARSAT et de la CPAM. La Vice-Présidence de l’URSSAF. Force Ouvrière n’est plus en marge, Force Ouvrière est écouté par les autres Organisations syndicales, par la DIRECCTE et aussi par les organisations patronales. Des liens avaient été rompus, nous nous sommes attelés à les rétablir ils ont été rétablis.

 CESER Force Ouvrière a 13 postes au CESER Occitanie, Conseil Economique Social Environnemental Régional, nous sommes la deuxième force syndicale derrière la CGT,15 postes mais devant la CFDT, 12 postes. Cette nouvelle mandature a été mise en place en octobre 2017. L’UD de l’Hérault a deux sièges. Le Secrétaire général Gilbert Fouilhé et la Trésorière, Martine Appriou occupent les postes.

 UDR L’Union Départementale des retraités de l’Hérault avec Patrice Sifflet, joue son rôle d’animation des camarades qui sont sortis de la vie professionnelle. L’UD s’appuie sur l’UDR pour défendre les intérêts des retraités qui sont plus que tout autre concernés par la précarité et par les diminutions du niveau de vie.

 L’ANNEE 2018 Plus que jamais notre neutralité politique, sera je le crois, comprise par les salariés. Celui qui était le candidat à la présidence de la République et qui est devenu Président de la République applique une politique anti sociale. Nous n’avons pas appelé à voter pour ce Président et encore moins pour cette politique. Nous sommes donc libres de critiquer ce qui doit l’être. En mandarin « weiji » (la crise) a deux sens : danger ou opportunité ! 2018 sera l’année des opportunités ou celle des dangers. A nous à faire en sorte, que ce soit celle des opportunités. Nous devons garder à l’esprit cette phrase d’Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaitre et dans ce clair-obscur surgissent des monstres ». Et force est de constater que la révolution du capital est en marche la crise de la République est là, à nous d’empêcher les monstres de naître.

 LES ORIENTATIONS POUR LES ANNEES 2018, 2019 et 2020 Il y aura de la part de l’UDFO34, une volonté farouche de combattre les lois qui mettent à mal les acquis sociaux. Nous nous opposerons à tous ceux qui souhaitent fusionner le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. De tels projets sont destructeurs socialement. Mes camarades, nous serons opposés à tous ceux qui ne respecteront pas cette vieille maxime : « Tout le monde cotise suivant ses moyens et perçoit suivant ses besoins » Nous serons aux côtés de ceux qui défendent le maintien des services publics. Nous resterons aux côtés de ceux qui défendent leur emploi. Mes camarades, notre tâche est immense mais, avec Pascal Pavageau, vous pouvez compter sur l’UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE L’HERAULT pour vous défendre et défendre les salariés. Forts de nos convictions, nous gagnerons les élections dans la fonction publique le 6 décembre 2018, nous continuerons notre progression dans les entreprises privées et nous mettrons fin à la casse sociale. Au niveau de l’UD FO, il nous faudra mettre encore l’accent sur l’organisation. Il nous faut avoir à l’UD l’ensemble des documents relatifs à un syndicat. C’est-à-dire les statuts à jour le bureau, les syndiqués qui ont suivi les stages. Toutes les désignations, tous les élus dans les différentes élections mais aussi les résultats électoraux. Nous avons progressé mais nous partions de vraiment de très loin. Notre volonté est de suivre tous les syndicats. Nous souhaitons aussi fidéliser tous les syndiqués isolés. Ils adhèrent car à un moment de leur vie professionnelle, ils ont eu un problème. A nous de faire en sorte qu’ils deviennent des militants. Il nous faut aussi responsabiliser tous les porteurs de mandats et leur demander des comptes. Un bilan du mandat est indispensable. Les mandats sont des mandats de l’organisation. Les différentes commissions, sociales, juridiques, jeunes, cadres et sécurité doivent fonctionner. Il appartient aux Présidents de les faire vivre. Ne nous leurrons pas les élections se gagnent sur le terrain en militant et en étant présent par tout, dans toutes les entreprises. A la fin de cette année 2018, nous avons une échéance majeure, ce sont les élections dans la fonction publique. Nous devons les gagner. Il en va de notre représentativité et donc du poids de Force Ouvrière. L’Union Départementale mettra tous les moyens pour aider les camarades et pour faire en sorte que ces élections soient un succès. Quand on parle de moyens, nous sommes prêts au niveau de l’UD de l’Hérault à prendre en charge les déplacements des camarades du syndicat de la Région qui devront se déplacer sur les lycées de l’Hérault. Bien sûr à charge des autres UD à prendre en charge les déplacements dans les lycées de leur secteur. Avec l’aide de vous toutes et tous et forts du bien fondé de notre action en faveur des salariés, nous gagnerons ces élections et Force Ouvrière sera plus que jamais un grand syndicat.

VIVE l’UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE L’HERAULT VIVE LA CONFEDERATION NATIONALE DU TRAVAIL FORCE OUVRIERE «