EDITORIAL JUILLET 2016

, par udfo34

LE 5 JUILLET, nous nous sommes rassemblés devant la préfecture pour la 12ème fois contre le projet de loi Travail.

Rien n’est terminé, nous ne pouvons pas accepter l’inversion de la hiérarchie des normes et la suppression du principe de faveur.

Depuis le pacte de responsabilité, nous nous sommes affichés comme adversaire de l’austérité. Etre contre l’austérité, ce n’est pas être conservateur mais c’est être pour le progrès social.

Etre pour le progrès social, c’est la seule façon de motiver la jeunesse et de faire en sorte que les jeunes croient en l’avenir.

C’est pour cela qu’à la rentrée, nous continuerons, nous ne pouvons pas abandonner. La valeur travail doit rester intacte et pour qu’elle le reste, il ne peut pas y avoir de baisse de salaire. Le coût du travail n’est pas trop élevé avec un SMIC à 1 150 €uros net, comment peut-ont affirmer que les salaires sont trop élevés ? J’invite ceux qui l’affirment, à vivre une année avec cela.

Dans ce contexte , les heures supplémentaires deviennent vitales pour le salarié. Si les salariés doivent travailler 40 heures, il faut qu’ils soient payés 40 heures et non 35 et que 5 heures soient majorées à 25 %.

La loi Travail n’est pas notre seule préoccupation.

Nous sommes en lutte dans de nombreux secteurs, à HILL ROM tout d’abord, pour accompagner nos camarades pour la fermeture du site de MONTPELLIER. Nous soutenons également nos camarades de la CAMERON à BEZIERS qui vont avoir le 21 juillet un PSE qui sera présenté au comité d’entreprise.

Avec les suppressions d’emplois chez les précaires et les sous-traitants ce seront plus de 500 emplois qui auront été supprimés.

Dans l’hôpital public, nous luttons contre le PPCR qui enlève du pouvoir d’achats aux agents et le GHP qui supprime des emplois.

Nous sommes en lutte à la Mairie de Montpellier dans le service du protocole car là encore, le Maire veut réduire le coût du Travail en supprimant les heures supplémentaires.

Nous sommes inquiets dans beaucoup de secteurs où les directions trouvent prétexte dans la régionalisation pour fusionner et mutualiser. Il en est ainsi dans les organismes sociaux : CPAM, CARSAT, CAF, MSA, PÔLE EMPLOI ; dans les agences : ARS, ARACT , OPCALIA, FONGECIF, AGEFOS PME ; dans les CCI, les ORDRES, les MUTUELLES.

Devant ces vagues de suppressions d’emplois, nous sommes inquiets et plus déterminés que jamais à garder des garanties. La seule garantie qui vaille ce sont le Code du Travail, et les accords de branche et le principe de faveur.

Alors bon été à toutes et à tous, mais restons mobilisés , rendez-vous est pris pour la rentrée.