EDITORIAL JUIN 2015

, par udfo34

Attention aux discours bien léchés.

Comment ne pas réagir quand un éditorialiste en l’occurrence « Philippe manière » critique les dépenses publiques.

Ce dernier anime une chronique sur France Culture « Le monde selon Philippe manière » . Il déclarait le 30 juin 2015 sur France Culture, « que tout le mal Français venait des dépenses publiques ».

Après une comparaison avec nos voisins européens, au cours de laquelle, il oubliait volontairement certains aspects de leur économie : un chômage à 22 % en Espagne, les mini-jobs Allemands, les contrats « zéro heure » de la Grande Bretagne…

Il comparait l’évolution du chômage en France et dans les pays voisins.

Il faisait alors un parallèle audacieux entre l’indice de confiance des ménages, moteur de croissance et l’investissement public trop élevé en France.

Comment ne pas réagir à un moment :

- où on est en pleine réforme territoriale,

- où notre région va fusionner avec celle de Midi-Pyrénées,

- où la Métropole Montpelliéraine se constitue,

- où les communautés de communes vont regrouper des communes en poussant la limite inférieure à 20 000 habitants,

- où la loi santé intervient dans le quotidien des citoyens.

Comment ne pas s’interroger sur le service public.

Les dépenses publiques c’est aussi du service public.

Le service public c’est la relation qu’on souhaite avoir avec l’administration mais aussi au quotidien.

- Comment doit se passer la distribution du courrier ?

- Comment ou souhaite être soigné ?

- Comment doivent se faire les accès à internet ?

- Quelle couverture souhaitons nous, pour la téléphonie mobile ?…

Autant de questions qui restent sans réponse. D’autant plus, qu’aucun débat n’a été organisé sur le sujet.

Il est beaucoup plus simple de ne parler que des dépenses publiques en oubliant le service public.

Discourir sur un sujet global est beaucoup plus neutre que de parler de la vie quotidienne de nos concitoyens.

Derrière le vocable « dépenses publiques », il y a tout le social.

Dans l’Hérault, 63 % des dépenses du Conseil Départemental ce sont les dépenses sociales, l’autre grosse partie ce sont les collèges et les infrastructures routières.

Lorsque l’on parle de la suppression du Département, a-t-on conscience qu’en corollaire il y a la suppression de l’aide sociale ?

Les dépenses publiques, c’est aussi de l’activité dans le privé, le bâtiment, les travaux publics. La région Languedoc-Roussillon investit tous les ans, 630 millions d’€uros dans le bâtiment et les travaux publics pour la réalisation de différentes ouvrages.

Surtout qu’avec les financements associés de l’Etat et de l’Europe ce sont plus d’un milliard d’€uros qui sont investis sur le Languedoc-Roussillon.

Le modèle social Français a un coût , il a été un amortisseur à la crise et il permet de maintenir des populations sur l’ensemble du territoire.

La République a un coût aujourd’hui certains la jugent trop coûteuse.

Pour nous qui avons été élevés sous les valeurs REPUBLICAINES, il est inconcevable de la remettre en cause !