EDITORIAL MAI 2017

, par udfo34

Est-ce que l’été sera chaud ?

Le 23 mai, notre secrétaire général, Jean-Claude MAILLY a été reçu par le Président de la République, Emmanuel MACRON.

Jean-Claude MAILLY a demandé à ce que le calendrier « soit détendu » et que les ordonnances ne soient pas publiées en Août.

Jean-Claude MAILLY a demandé une « vraie concertation » et non une consultation sur le fond. En une heure, toutes les questions n’ont pas pu être abordées.

Par contre, il a rappelé ce à quoi FORCE OUVRIERE est attachée. C’est-à-dire :

• Les différents niveaux de négociation dont la branche qui a été mise à mal par la 1ère loi travail

• L’augmentation des salaires,

• Les prud’hommes,

• L’assurance chômage et les Retraites ont été abordés rapidement.

Il s’agit bien sûr d’un entretien trop court pour se faire une idée de la politique qui sera menée.

Cependant, les craintes sont là et dans différents domaines.

La réforme du code du travail par exemple risque de se traduire par un amaigrissement des droits des salariés.

Certains ont trouvé de nouvelles équivalences, simplifications signifie suppressions des droits des salariés.

Les négociations ne peuvent se faire qu’en local, là où la pression sur les négociateurs salariés est la plus grande.

 La réforme de l’assurance chômage, là encore, on va élargir le nombre de bénéficiaires ; autoentrepreneurs, travailleurs indépendants vont avoir droit à l’Assurance chômage… et on va compenser les prélèvements sur les salaires par une hausse de la CSG.

L’étatisation ne va en aucun cas, trouver des ressources nouvelles, bien au contraire.

Nous nous dirigeons vers des chômeurs moins bien indemnisés et une réduction de la durée d’indemnisation.

Là encore, si le gouvernement procède par ordonnance cela risque d’aller très vite et si les ajustements se font par ordonnance, les salariés risquent de perde très vite leurs indemnités chômage.

Ces deux réformes, sont liées car la flexibilité (réforme de la loi travail) risque de se traduire dans les faits par une hausse de chômage, comme ce fut le cas en Grande Bretagne. L’adaptation de Pôle Emploi en indemnisant moins et moins longtemps et en radiant plus vite est une réponse.

Le dernier film de Ken Loach, « Moi Daniel Blake » pourra représenter le monde de l’Assurance Chômage en France.

Rappelons-le, les chômeurs ont des droits car ils cotisent à l’assurance chômage.

De plus en plus, prenant prétexte de l’égalité des citoyens, on cherche à mettre à bas toute l’assurance sociale.

Rappelons-le, les prestations ne peuvent être servies que s’il y a eu des cotisations versées.

Le plafonnement des indemnités prud’homales arrive comme une étape dans la réforme de la juridiction.

Lors de la première étape, on supprime des tribunaux de prud’hommes (Bédarieux, et Clermont l’Hérault) pour l’Hérault,

Lors de la deuxième étape, on constate alors l’allongement des temps de procédure et l’on favorise la conciliation.

Dans une troisième étape on plafonne les indemnités prud’homales.

Attendons, la dernière étape, c’est-à-dire la suppression de tous les tribunaux.

Les retraites, que dire sur le sujet sinon que l’on parle d’une réforme majeure, la retraite par point est évoquée, sans qu’il y ait un ministre en charge des retraites. Personnellement, cette façon de procéder me révolte.

Ajoutons à cela que la hausse de 1.7% de la contribution sociale généralisée va toucher les 1.6 millions de retraités.

Nous avons donc des raisons d’être inquiets et nous n’avons pas de réponse à apporter à nos interrogations.

Ne nous laissons pas faire. La régression sociale n’est pas un progrès, il faut faire obstacle à toutes les lois antisociales. A nous de nous mobiliser.