EDITORIAL MARS 2017

, par udfo34

Habituellement, nos éditoriaux parlent de la France.

Je pourrai parler de l’action de nos camarades qui aux quatre coins du département défendent leurs emplois.

Aujourd’hui, ce sont les camarades de Schneider Electric qui, basés à Lattes ont fait une opération escargot sur la RD 189 qui relie Mauguio, à la Zone d’activité de Fréjorgues Est.

C’est pour eux, une manière de protester contre la fermeture du site de Mudaison, qui construit des disjoncteurs moyennes tensions pour EDF. Là encore, ce sont 50 salariés, 50 familles qui sont concernées. 50 salariés qu’il faut rajouter au 200 déjà perdus sur le Montpelliérain, alors que l’entreprise dégage des bénéfices.

La mondialisation, les délocalisations encore et toujours.

Une mondialisation qui ne profite à personne si non à une poignée de nantis. Des milliardaires qui ont vu leur revenu s’accroitre de 22 % en moyenne.

Les salariés sont toujours dans le camp des victimes. Je ne rappellerai pas le triste épisode de Daka.

Mais je parlerai de l’Inde. L’Inde où 13 travailleurs syndicalistes de MARUTI SUZUKI ont été condamnés par le tribunal de Gurgaon à la prison à vie. L’Inde n’est pas un pays qui est dénoncé par les nations unies. Il fait partie des pays respectables.

Ce jugement fait suite à l’entretien qu’avait eu FO HEBDO avec Harbhajan Singh, Secrétaire Général de la Confédération HMS.

Ce dernier dénonçait la nouvelle loi sur le travail mis en place par le Gouvernement indien.

L’Inde avait 52 lois nationales et 32 régionales pour réglementer le travail.

Prenant prétexte de simplification, le Gouvernement a éliminé toutes les lois favorables aux travailleurs en facilitant les licenciements, en augmentant les seuils d’applications de la législation de 10 à 40 salariés.

Au final, ce seront 70 % des salariés qui se retrouveront sans couverture législative. En Inde ou en France, les attaques sont similaires.

Ce sont, les mêmes méthodes qui s’appliquent. La règle du moins disant social est devenue générale.

En 2015, dans le monde 2,2 millions de travailleurs sont morts de maladies professionnelles ou d’accidents du travail.

C’est-à-dire que le travail a fait beaucoup plus de victimes que le conflit syrien qui en 6 ans de conflit a fait 320 000 morts.

Il est impératif qu’après les mois de léthargie électorale nous reprenions notre marche vers le progrès social.

Il nous est donné à rêver : Pourquoi n’aurions-nous pas, nous aussi 22 % d’augmentation en 2018 ?

A nous d’agir !!