EDITORIAL SEPTEMBRE 2015

, par udfo34

C’est la rentrée, malgré mon goût pour les vacances, j’ai tendance à dire ce n’est pas trop tôt.

Les lois MACRON et REBSAMEN ont été publiées. Le 7 août, pour la loi MACRON.

Ces deux lois marquent un recul social évident.

Des décrets viendront compléter certains points comme les zones touristiques internationales et préciser les critères requis . De même, en matière de justice prud’homale un décret fixera le référentiel indicatif et un autre décret définira le défenseur syndical.

Mais aujourd’hui l’essentiel de la loi est applicable et pour les travailleurs c’est un pas en arrière.

Par contre, on peut regretter que la loi ne soit pas allée plus loin pour encadrer plus fortement le détachement de travailleurs mais le but n’était pas là. Le seul but de cette loi c’est d’augmenter le profit.

Le conseil constitutionnel a validé la loi Rebsamen le 13 août. Là encore c’est une entorse à la démocratie dans l’entreprise. J’ai bien peur que ce ne soit qu’une première banderille et que l’ensemble des lois AUROUX soit attaqué.

A ce sujet, nous pouvons nous interroger sur le départ de Rebsamen ; d’ailleurs parmi les successeurs possibles, le nom d’Emmanuel MACRON est cité. Ce personnage conviendrait a beaucoup de monde !

Une autre affirmation est venue ce week-end conforter cette analyse. Dans le discours de clôture aux universités d’été du PS, Manuel VALLS a affirmé vouloir modifier en profondeur le code du travail.

A la fin de l’année, les entreprises devront proposer un contrat collectif pour la complémentaire santé.

Là encore le « socle » de garantie n’ayant pas été fixé par la loi, nous avons des craintes de voir l’ensemble des salariés moins bien couvert qu’auparavant en matière de maladie.

De plus, la solidarité intergénérationnelle se voit ainsi rompue.

Les mesures d’austérité sont suicidaires pour l’économie.

Dans notre quotidien, MIDI–LIBRE, les représentants des professionnels du tourisme constatent amèrement que si les touristes sont là, ils ne consomment pas.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Les prix sont élevés, les salaires stagnent et les retraites baissent.

Les fonctionnaires ont même eu un recul de leur pouvoir d’achat avec le gel du point d’indice et l’augmentation des cotisations.

Ceux d’entre nous qui ont eu à négocier les NAO, ont pu constater combien il est difficile d’obtenir simplement le maintien du pouvoir d’achat.

Nous sommes tous persuadés qu’il va nous falloir faire quelque chose.

A nous de travailler pour proposer à l’ensemble des travailleurs une riposte. Bonne rentrée et militez bien !.