EDITORIAL SEPTEMBRE 2016

, par udfo34

Nous allons voter pour élire les commissions paritaires interrégionales CPRI.

L’urgence aujourd’hui c’est de réussir les élections TPE.

Ces élections vont se dérouler du 28 novembre au 12 décembre et concernent les salariés des entreprises de moins de 11 salariés. Dans le département de l’Hérault, ce sont 22.9% des salariés qui sont concernés sur les 401 285 salariés.

C’est-à-dire que sur l’Hérault un peu plus de 91 000 salariés sont concernés par cette élection.

Ce sont eux qui seront les premières victimes de la loi Travail. Ce sont eux, qui ont besoin des conventions collectives et donc des accords de branche car au sein de leur entreprise, ils ne peuvent pas se battre.

Le rapport de force entre salariés et patrons est très asymétrique.

Cette domination du patron se traduit par des procès au tribunal des prud’hommes, 80 % des affaires concernant les TPE.

Ce sont des salariés qui sont déjà mal défendus. 24,4 % des salariés des TPE sont au SMIC.

Ces salariés ne bénéficient pas, au sein de leur entreprise, d’activités sociales et culturelles, de tickets repas, d’accès au logement.

Déjà, les salariés des TPE sont davantage, exposés au temps partiel, 28.3% des salariés TPE contre 16,27% pour les entreprises de plus de 10 salariés.

Ce sont aussi eux qui ont des difficultés à accéder à la formation professionnelle. Pour toutes ces raisons, il était important de maintenir la hiérarchie des normes dans la loi Travail.

C’est parce qu’il y a des accords de branche, qu’il y a dans les TPE, des droits pour les salariés.

Il est donc important de réussir ces élections, pour les salariés et pour leurs droits. Mais ce sont des élections où traditionnellement le taux d’abstention est élevé. Aux dernières élections, seulement 10% des salariés avaient voté.

Ce qui veut dire que seuls 9 000 salariés avaient voté.

De là, l’importance de faire voter FO. Ce vote sera déterminant pour le calcul de la représentativité de notre organisation.

Il nous faut donc prendre ces élections à bras le corps et que chacun d’entre nous fasse voter l’employée de la boulangerie, du coiffeur, le serveur de bistrot, le serveur de restaurant, le cuisinier, l’ouvrier plombier….

A chacun de nous de faire voter nos connaissances.

Nous disposons de petits dépliants, d’objet publicitaires. A vous de jouer et de faire en sorte que ces élections soient un succès pour Force Ouvrière.

Pour parler de l’actualité, nous avons manifesté le 8 septembre contre la réforme du collège, et le 15 septembre pour demander l’abrogation de la loi travail.

Nous n’avons pas abdiqué et nous refusons comme la majorité des salariés ces deux lois.

Nous continuerons à lutter, et faire en sorte que les 1 324 décrets à venir pour la seule loi Travail, soient les moins nocifs possibles.

La confédération étudie aussi la possibilité de déposer des questions prioritaires de constitutionnalité QPC.

Ne nous y trompons pas la lutte, si elle doit être gagnée, sera gagnée dans la rue, mais ces questions-là font aussi partie de la lutte et sont autant de gravillons placés dans les rouages de la machine libérale. Dans ce conflit, le refus de dialogue du gouvernement a été uniforme tant avec les parlementais qu’avec les organisations syndicales.

Ce refus de dialogue se traduit par une impopularité croissante du Gouvernement. Nous n’avons toutefois pas tout perdu, car entre la version 1 du projet de loi et la version 3, de nombreux articles défavorables aux salariés ont disparu. Ce qui prouve que notre action n’a pas été inutile.

Ce n’est certainement pas la CFDT et la CFTC qui ont obtenu quoi que ce soit.

Ils ont même été un obstacle à toute évolution du projet de loi.

La réforme sociale de l’église a ses limites et celle ne va pas jusqu’à l’exigence des salariés.

Aujourd’hui plus que jamais la défense des salariés passe par une représentativité meilleure de FO et donc par la réussite des élections TPE.

Donc répondez nombreux lorsque vous serez sollicités pour distribuer des tracts et rencontrer les salariés des TPE.