TRAHISON

, par udfo34

François HOLLANDE, et les Députés socialistes fêtent les 80 ans du front populaire.

Sans cesse, ils nous renvoient à Jean Jaurès et à Léon Blum.

Pour avoir des références historiques pour les faire valoir, il convient d’en avoir des valeurs.

Aujourd’hui, il est triste de faire le constat suivant, « Quelles valeurs s’attachent à la République ? » Du moins François Hollande, Manuel Valls, « Placent-ils des valeurs derrière le mot République ? »

C’est faire injure à Léon Blum de célébrer le Front Populaire et dans le même temps de présenter au parlement la loi Travail.

C’est faire injure à Léon Blum de refuser que s’engage un débat sur l’inversion de la hiérarchie des normes et sur le principe de faveur.

C’est la hiérarchie des normes et les accords de branche qui ont fait évoluer les salaires et les conditions de travail vers le haut, pour tous les salariés.

C’est leur faire injure aux salariés de leur dire le contraire et de présenter la loi Travail comme une évolution sociale.

Le principe de faveur et la hiérarchie des normes ont été introduits par les accords de Matignon, le 24 juin 1936.

C’est précisément ce que le loi Travail, dite loi El Khomri, remet en cause aujourd’hui.

Demain la pression sur les entreprises va être telle, que la loi du « moins disant social » va s’appliquer à tous.

En Espagne, le même type de loi a été pris en 2014. Les salariés couverts par une convention collective sont passés de 12 millions à 7 millions et le chômage est toujours de 20.9 %. Par contre, 430 000 chômeurs ont disparu des statistiques.

La loi El Khomri ne fera pas baisser le chômage par contre , elle fera baisser la rémunération des salariés et le coût du travail.

Pour reprendre l’exemple Espagnol en 2015 , 525 000 emplois ont été créés. Par contre, seulement 170 000 emplois ont été créés en contrat à durée indéterminée.

Il n’y a pas, bien sûr, de miracle espagnol par contre une réelle précarisation de l’emploi en Espagne.

Je préfère ne pas aborder l’économie numérique et « l’Ubérisation » de la société.

Toutes ces sociétés qui autour d’internet favorisent le « travail au noir », car il convient de qualifier ce travail qui se développe en marge du droit de travail de « Travail au noir ».

Les entreprises comme UBER, BOOKING, AIRBNB, captent la clientèle derrière internet pour permettre à des particuliers de travailler au noir.

Comment un ministre de l’économie peut-il vanter les mérites du travail au noir ?

Faisons échec à cette révolution libérale, car ce qu’on nous prépare va au-delà de l’individualisation du contrat de travail.

C’est la fin du salariat qui est programmée et le développement du travail au noir.

La conséquence serait bien sûr l’effondrement des garanties collectives au premier plan desquelles l’effondrement de la sécurité sociale.

Comment les garanties collectives pourraient-elles être maintenues si les cotisations sont absentes ?

A moins que l’on ne revienne au principe simple mais difficile à mettre en place de « pas de cotisations, pas de prestations ».

Dans la situation actuelle, la seule issue est de ne rien lâcher sur la « loi Travail » car nous sommes au pied du mur et si nous cédons, demain sera triste.

Soyons nombreux, le 19 Mai à 10h30, Place Zeus, devant la Métropole et les jours qui suivront dans la lutte.

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