ARRÊTER la SPIRALE INFERNALE

, par udfo34

Mes camarades le 9 octobre nous serons à nouveau dans la rue. L’important n’est pas de savoir avec qui nous y serons mais pourquoi nous y serons. Nous serons dans la rue pour nous opposer à la tonte continue de nos droits.

Là encore on peut nous accuser de paranoïa lorsque l’on craint que le prélèvement à la source se transforme en une banalisation de la collecte et qu’il n’y est plus de fléchage de la CSG vers la Sécurité Sociale. Surtout que les besoins de financement sont, avec le désengagement constant de l’Etat excessivement nombreux. Ces besoins vont de la dépendance, à l’entretien du patrimoine en passant par l’entretien des réseaux routier et ferré.

L’assurance chômage où l’accord entre partenaires sociaux ne plait pas au Gouvernement. Comme dans la Sécurité Sociale le caractère assurantiel de l’assurance chômage déplait. Certains ne supportent pas qu’en face d’une cotisation on mette des droits. Les bénéficiaires des allocations chômages les perçoivent car ils ont des droits ouverts par des cotisations. Il n’y a pas d’autre justice. Bien sûr ceux qui ne cotisent pas n’ouvrent pas de droit.

Pourquoi vouloir changer ? Vouloir établir une égalité entre les citoyens ? L’égalité y est à condition de cotiser.

Ou encore de ne retenir dans la flexi-sécurité demandée aux salariés que la flexibilité et oublier totalement la sécurité en abandonnant le salaire différé.

Le Macronisme souhaite une évolution vers la fin du salariat. Aujourd’hui 10% de la population active n’est plus salariée. Il reste donc à la société de trouver pour cette population non salariée un socle minimal de sécurité. Aujourd’hui les salariés de Deliveroo, d’Uber Eats… ne sont pas assurés pour leur accident de travail. Nous ne nions pas le problème, par contre pourquoi laisser perdurer le statut d’auto entrepreneur ? Pourquoi ne pas supprimer un cadre juridique qui supprime de fait de l’emploi salarié correctement couvert ? Avant UBER, les livreurs de Pizza étaient salariés d’une entreprise et assurés pour les accidents de travail et les maladies professionnelles comme tous les salariés. Avant Airbnb les hôtels ne fonctionnaient pas sur le travail dissimulé et la dissimulation de bénéfices mais sur des salariés déclarés et des revenus connus. La liste est longue entre les salariés des taxis en passant par les entreprises du bâtiment.

La lutte passe par la défense du salaire différé pour tous les salariés. Nous avons la possibilité de nous opposer à la mise en place de ce « monde nouveau » qui n’est autre qu’un monde rétrograde.

Les retraites avec l’arrivée d’une retraite par points qui va appauvrir les retraités. Déjà pour commencer le Gouvernement a prélevé 1,7% de CSG et on continue par limiter la revalorisation à 0,3% alors que l’inflation est de 2,3%. Une perte qui pour une retraite de 1300 euros sera de 500 euros par an. Pourtant la caisse vieillesse est en équilibre. Par contre ce qui gêne c’est que les retraites des fonctionnaires d’Etat soient inscrites à la dette de l’Etat et que dans le système de retraite par répartition, les actifs paient pour les retraités. Dans un système où dans la population active le nombre de salariés diminue il y a un problème.

La retraite par points ne résoudra rien mais elle permettra d’individualiser la protection. Celle-ci ne sera plus collective mais dépendra du choix des citoyens. Ainsi s’il y a de la pauvreté elle dépendra uniquement des individus eux-mêmes. La retraite des fonctionnaires passe aussi par la réduction du nombre des fonctionnaires. En réduisant le nombre on réduit la dette potentielle de l’Etat et peu importe si le service public n’est plus assuré.

Ajoutons à tout cela l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur qui va permettre une gestion comptable de l’enseignement supérieur.

CAP 22 qui s’inscrit dans la série de lois qui déstructure le service public, le gel des prestations sociales, la détérioration constante de notre système de santé où nous sommes passés de la première à la 14° place en peu de temps.

Toute cette austérité n’a pas permis l’arrêt de la désindustrialisation et nous sommes passés du 5° rang mondial au 7° sous la période Hollande/ Macron avec à la clé une dégradation des conditions de travail. Sur l’Hérault, nous avons enregistré 12 accidents du travail mortels en 2017 contre 8 en 2016, ne sont pas répertoriés les accidents de trajet. Au niveau national ce sont 500 accidents du travail mortels. Nos dirigeants ont légalement le droit de modifier le code du travail en créant le CSE et en supprimant les CHSCT mais nous avons le devoir de montrer le sang qu’ils ont sur leurs mains.

Nous pourrions être plus longs plus explicites pour justifier d’être dans la rue le 9 octobre, le trajet Peyrou Préfecture, ne changera pas la face du monde libéral mais il permettra de dire notre désapprobation et notre refus total du « Nouveau Monde ».

le Secrétaire Général, Gilbert FOUILHE