BONNE ANNÉE 2019

, par udfo34

Au-delà des traditionnels vœux de bonne année, une nouvelle année s’ouvre sur des conflits mal éteints et sur la volonté du gouvernement d’écraser les salariés et de les contraindre à accepter l’inacceptable.

Après la réponse apportée par le gouvernement aux revendications des « gilets jaunes », force est de constater que le conflit n’est pas terminé et que les réponses apportées ne correspondent pas aux exigences.

Il n’y a qu’une solution à apporter aux cris de ceux qui demandent à vivre, à ceux qui ont faim, c’est bien évidemment une augmentation des salaires, des pensions et des retraites.

Il est plus que nécessaire aujourd’hui d’augmenter le SMIC afin que l’ensemble des salaires soient augmentés du fait du jeu des conventions collectives.

Il est impératif d’augmenter le point d’indice pour faire en sorte que la fonction publique retrouve son pouvoir d’achat.

Il est enfin logique que les pensionnés et les retraités retrouvent la juste rémunération du salaire différé.

Ajoutons à cela que pour ceux qui travaillent plus, gagnent plus. Il faut que les heures supplémentaires soient rétribuées comme elles l’étaient avant la loi travail, c’est-à-dire majorées de 25% ou de 50%, et non à 10% comme elles le sont aujourd’hui.

Dans cette réponse encore une fois le gouvernement a préservé les intérêts du patronat.

Aujourd’hui commence la négociation sur l’assurance chômage. La feuille de route du gouvernement donnée aux partenaires sociaux est de réaliser 3,9 milliards d’économie sur la durée de l’accord. Pour Force Ouvrière nous n’avons aucune raison de rentrer dans cette logique d’austérité. Si toutefois des économies doivent être réalisées, elles doivent l’être sur une pénalisation des contrats courts. En aucun cas des économies doivent être réalisées sur le dos des chômeurs par réduction de la période d’indemnisation ou par le plafonnement des prestations.

Devraient suivre dans l’agenda gouvernemental, la réforme de la fonction publique et des retraités.

Pour 2019, les batailles syndicales ne vont pas manquer. Surtout que pour le gouvernement on est riche à partir de 2 500 € mensuels.

Pour les médias comme pour le gouvernement on peut ranger Carlos GHOSN et ses 15 millions annuels avec le salarié qui gagne 2 500 € par mois dans le clan des riches.

De qui se moque-t-on ?

Que cherche le gouvernement en organisant des débats sur les thèmes imposés avec des participants dont on ne sait rien ?

Plus que jamais les partisans de la répression sociale avancent masqués.

Le seul contre-pouvoir même si l’efficacité est aujourd’hui contestée, ce sont les syndicats qui le portent. Ce n’est en aucun cas les mouvements sociaux comme les gilets jaunes et leur pluralité qui peuvent l’exprimer.

Demain plus que jamais nous devrons nous mobiliser.

Demain plus que jamais nous devrons rassembler. Mes camarades, bonne année de luttes et espoir d’obtenir, en 2019, de nouveaux droits.

Gilbert FOUILHE, Secrétaire Général de l’UDFO34