Editorial du Secrétaire Général, Franck MARY-MONTLAUR

, par udfo34

QUELLE BELLE RENTREE !!!

Pour cette rentrée, nous réaffirmons que nous ne pouvons accepter une quelconque remise en cause du droit du travail, de la prise en charge des soins, de l’accès pour tous aux services publics et nous refusons la pratique de la division consistant à monter les citoyens les uns contre les autres et en créant une différenciation dommageable entre les salariés. FO a pris connaissance de propos tenus par le ministre de la Santé, en lien avec la mise en œuvre de l’obligation vaccinale, pouvant laisser entre autre entendre une mise en cause du droit de grève et nous réaffirmons que le droit de grève est un droit constitutionnel attaché à la liberté syndicale et à la démocratie.

Comme l’indiquent nos camarades du secteur public hospitalier : « il a déjà été souligné à l’échelle Confédérale ou Fédérale de notre organisation Syndicale, notre rôle syndical n’est pas de se prononcer sur des décisions politiques liées à l’intérêt général, comme celle de la vaccination obligatoire ou du pass vaccinal pour tous. Mais nous trouvons toute notre légitimité dans la défense des personnels, notamment dans le rejet et la condamnation des propositions de sanctions et suspensions envers des agents publics, telles qu’indiquées dans la loi relative à la gestion de la crise sanitaire instaurant l’obligation vaccinale des hospitaliers. Le choix de se soustraire à cette loi ou obligation est personnel, individuel et se fait en pleine connaissance de cause. Malgré tout, certains personnels sont prêts à quitter leur emploi. Les conséquences risquent d’être dramatiques et vont mettre de nombreux établissements en situation extrêmement difficile. Sachant que bon nombre d’établissements connaissent des difficultés de recrutement, que nos instituts de formation ne forment pas suffisamment de professionnels, comment demain pourront-nous fonctionner avec cet effectif en moins, alors que nous n’y arrivons quasiment pas aujourd’hui ? Cette réalité ne va faire que rajouter une crise fonctionnelle à la crise sanitaire que nous subissons. Doit-on réellement rajouter une crise à la crise ? Au bout du bout, seul le patient va en subir les conséquences. Nous risquons d’assister à des défauts de prises en charge, des pertes de chance et un épuisement encore plus important des personnels soignants. »

Dans l’éducation nationale, un protocole de rentrée envisage quatre scenarios en fonction de la situation épidémique : personnels, parents, élèves devront s’adapter en permanence en fonction du scénario retenu. Le gouvernement persiste à refuser de mettre en place le plan d’urgence qui consisterait à recruter massivement et immédiatement les milliers de personnels dont l’éducation nationale a grandement besoin en ces temps de crise sanitaire. Une telle mesure permettrait de faire baisser les effectifs dans les classes afin de respecter les règles de distanciation qu’imposent la crise sanitaire. Elle rendrait également possible une amélioration significative des conditions de travail des enseignants et de leurs élèves. Au lieu de cela, il est question de fermer des classes dans les écoles en cas de contamination d’un élève et d’évincer les élèves non vaccinés dans les collèges et les lycées dans une classe et 39 postes ont été supprimés dans les collèges de l’Hérault.

Dans le secteur social, interrogeons nous sur les incohérences des mesures prises. Sur la même association, en fonction des établissements, des salariés ont l’obligation de se vacciner et d’autre non. Les directeurs (assimilés à l’employeur) n’ont pas d’obligation de vaccination : Le COVID a fait le choix de ne pas s’attaquer aux employeurs ! Il faut vacciner pour protéger les enfants et adolescents que nous accueillons : ces mêmes enfants vont faire leur scolarité à l’extérieur de l’établissement avec un encadrement scolaire non vacciné ! Dans l’aide à domicile, en théorie, les salariés en fonction de leur qualification peuvent aider les bénéficiaires dans les gestes de la vie quotidienne. Dans la réalité, tous les salariés de l’aide à domicile se retrouvent à aider dans les gestes de la vie quotidienne. Et pourtant tous les salariés n’ont pas les mêmes obligations de vaccination ! Employeurs, salariés et syndicats s’accordent à dire que nous travaillons dans un secteur difficile qui n’est plus attractif. Les recrutements sont compliqués, les métiers perdent de leurs spécificités, le pouvoir d’achat a baissé de 25% en 20 ans...

Nous sommes conscients des difficultés de gestion de l’épidémie mais il n’en reste pas moins que FO n’hésitera pas à faire appel au niveau interprofessionnel pour défendre les droits des salariés, les emplois, les salaires, l’assurance chômage, les retraites, le service public et les libertés syndicales. La question des salaires et de leurs augmentations doit être mise au centre des discussions.

« Attention à ce que le quoi qu’il en coûte ne devienne pas un quoi qu’il en coûte aux salariés, au prétexte que maintenant, il va falloir payer le coût de la crise Covid », a prévenu Yves Veyrier sur France Info le 26 août 2021.

Franck MARY-MONTLAUR, Secrétaire Général de l’UDFO34

Seuls nous ne pouvons rien. Ensemble tout devient possible !!!