Editorial du Secrétaire Général, Gilbert FOUILHE

, par udfo34

Le printemps fait du bien

Mardi 16 juin, nous étions nombreux à défiler entre les hôpitaux Saint Eloi, Gui de Chauliac, La Colombière, Lapeyronie et Arnaud de Villeneuve, nombreux à nous rassembler devant les CHR de Béziers ou du Bassin de Thau.

4000 manifestants à Montpellier, 1500 à Béziers et 600 à Sète.

Le confinement est passé, les revendications des personnels sont toujours là.

Les revendications sont portées par les soignants et les salariés du médico-social mais aussi pour l’ensemble des salariés du social.

Les politiques d’austérité ont mis à mal les salaires et les conditions de travail de l’ensemble des salariés du public comme du privé.

La crise du COVID-19 a été un révélateur de l’action hasardeuse des politiques publiques.

Les absences de stock de masques, de surblouse, de tests ont souligné l’absence d’un établissement public qui a été supprimé en 2016.

Qui se souvient de l’EPRUS (Établissement Public de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires). Cet établissement public avait été créé en 2007 pour répondre aux urgences sanitaires et sa suppression en 2016 ne s’est pas accompagnée de la reprise de son activité par une autre structure.

Les gouvernants qui ont supprimé cette structure n’ont regardé que les économies qui pouvaient être faites.

Les risques qui seraient pris par les soignants se rendant au front de l’épidémie sans protection ne faisaient pas partie de leurs préoccupations. En Occitanie leur bévue a été à l’origine de 500 décès dans les établissements hospitaliers et 200 décès dans les EPHAD.

Devant un tel manque, l’État par l’intermédiaire de l’ARS et des groupements hospitaliers de territoire, a essayé d’apporter des solutions. Les solutions ont été tardives et surtout ont oublié le social et le médico-social. De là, l’oubli des EHPAD et des travailleurs sociaux, assistants de vie ou aide-ménagère. Aujourd’hui grâce à la mobilisation de tous les acteurs on est passé de 1000 possibilités de tests par jour à 30 000 possibilités. Au début de la crise seuls les CHU de Toulouse, Montpellier, Nîmes. Et l’hôpital de Perpignan étaient habilités pour réaliser ces tests. Aujourd’hui de nombreux établissements hospitaliers peuvent en réaliser. Aujourd’hui un stock de 10 millions de masques a été constitué en Occitanie. Une deuxième vague de COVID 19 est annoncée, il nous faudra faire face et faire en sorte que les mesures prises puissent perdurer et ne soient pas supprimées comme le fut en son temps l’EPRUS.

Pour l’instant rien ne filtre de ce qui se dit au « Ségur » de la santé. Il ne faudrait surtout pas que cela se traduise par la fin des 35 heures pour les soignants et les travailleurs du médico-social. Mais aussi que cela se traduise par l’augmentation de rémunération des médecins libéraux en l’accommodant d’un semblant de prise des urgences par ces mêmes médecins .

Les revendications des soignants et des personnels du médico-social et du social sont claires, il ne faut pas que certains profitent de la crise pour aller vers des structures encore plus libérales.

Le 16 juin a été une belle réussite et nous félicitons toutes celles et ceux qui se sont mobilisés.

Cependant la lutte n’est pas terminée.

Restons mobilisés !