Editorial du Secrétaire Général, Gilbert FOUILHE

, par udfo34

La Banque de France a formulé pour 2021 une évaluation au chômage à un niveau jamais atteint de 11,7%. Ce chômage sera supérieur aux sommets atteints lors des crises de 1933, 1997 ou 2015.

Aujourd’hui le ciel s’obscurcit sur l’automobile, l’aéronautique, le transport aérien, le commerce, l’hôtellerie, la restauration, la culture, le tourisme et sur de nombreux secteurs de l’économie.

La France sera plus lourdement touchée que les autres pays européens. Le retrait du PIB sera pour la France de 11,2% en 2020. En Europe, seules l’Espagne et l’Italie ont des perspectives plus sombres. Cela n’a rien d’extraordinaire car le tourisme a dans l’économie de notre pays une grande importance.

Dans notre département nous avions 84 210 chômeurs de catégorie A et 130 110 chômeurs de catégorie A B C. 42,4% des chômeurs habitaient dans la métropole de l’Hérault et les travailleurs saisonniers représentent 30 000 emplois.

La Bourse avait été dopée par les politiques mises en place après la crise financière de 2008. Les diverses mesures prises : Pacte de Responsabilité, CICE, exonérations de cotisations sociales ont déversé 140 milliards d’euros dans les entreprises.

À Force Ouvrière nous avons dénoncé ces dépenses de fonds publics sans qu’il y ait de contreparties en matière d’emplois d’amélioration des conditions de travail. Voilà pourquoi les grands groupes ont perçu des niveaux optimaux de CICE et ont supprimé un grand nombre d’emplois.

Tout cela fait que le CAC 40 a repris une hausse malgré les mauvaises perspectives annoncées. Bien sûr un niveau d’étiage a été atteint le 18 mars mais depuis la vie économique a repris.

Encore une fois les licenciements ne portent pas atteinte à la confiance des marchés, bien au contraire ils restent dopés par la possibilité de verser des dividendes à leurs actionnaires en 2020.

Tout ceci facilité par les fonds publics. C’est pourquoi FO demande qu’il y ait interdiction pour toutes les entreprises ayant bénéficié des aides publiques, de distribuer des dividendes.

La période qui se présente devant nous, va être difficile.

Nous devons rester mobilisés. Nous réagirons lorsqu’il y aura des licenciements et nous resterons aux côtés des salariés. Défendre les intérêts matériels et moraux des salariés est l’essence même des syndicats. Nous ne sommes pas là pour préserver l’intérêt commun. Ne l’oublions pas.

Restons mobilisés.