Editorial du Secrétaire Général, Gilbert FOUILHE

, par udfo34

Il reste 600 jours à Emmanuel MACRON pour abattre ce qu’il reste de social.

Jean CASTEX fait de la lutte contre le chômage sa priorité absolue. Nous remarquerons que le nombre de chômeurs n’a jamais été aussi élevé depuis 10 ans. Les mesures appliquées sont toujours les mêmes, à savoir la réduction du coût du travail.

Nous savons que ce n’est pas une solution.

Ce qui crée de l’emploi c’est le nombre de commandes.

S’il n’y a pas de demande, il n’y aura pas d’emplois.

Les salariés ne sont jamais payés à ne rien faire.

La vieille recette des emplois aidés est reprise, 300 000 parcours et contrats d’insertion seront créés.

Un plan de relance de 100 milliards d’euros va être mis en œuvre pour aider les entreprises. Il est qualifié par Jean CASTEX de plan de reconquête économique et territoriale.

Nous souhaitons la réussite de ce plan. Mais nous restons sceptiques sur ses chances de réussite. Déjà les PSE s’enchaînent sur l’Hérault ASD international :20 suppressions d’emplois, Dedienne Santé : 30 suppressions d’emplois, Orchestra 370 suppressions d’emplois, Kawneer : 75 suppressions d’emplois. Sur l’Aude MAEC : 83 suppressions, Prestalis : 26 suppressions. Sur le Gard, Eminence : 30 suppressions d’emplois et enfin sur la haute Garonne Airbus commercial : 4248 suppressions d’emplois, GIE ATR : 167 suppressions, New France : 215 suppressions, Tech AMAHINDRA Limited : 23 suppressions d’emplois. S’il suffisait de baisser les salaires pour maintenir l’emploi nous le saurions.

Nous savons que les discussions avec les organisations syndicales ont repris le 17 juillet. Les points de discussions sont divers :
- Aménagement de la réforme de l’assurance chômage,
- Reprise de la concertation pour la réforme du système de retraite afin d’en améliorer le contenu pour reprendre la terminologie gouvernementale.

La lutte contre le chômage fera l’objet de plusieurs mesures.

Là encore la réduction du coût du travail sera annoncée comme la panacée universelle. L’abattement sera de 4 000€ par an pour les jeunes de moins de 25 ans gagnant moins de 1,6 fois le SMIC.

Le service civique viendra lui aussi en aide du chômage puisque 100 000 jeunes seront placés dans cette situation sans que l’on dessine pour eux et avec eux un avenir professionnel.

La formation sera dotée de 1,5 milliards d’euros et les Régions seront invitées pour abonder cette somme.

Là encore on va accentuer les disparités régionales.

Les Régions riches pourront faire preuve d’imagination et les Régions pauvres, comme la Région Occitanie déjà fortement éprouvée par la crise de l’aéronautique, devront parer au plus pressé.

Pour ce qui est de la sécurité sociale, le déficit devrait dépasser les 50 milliards d’euros.

Là encore il ne faut pas en oublier les causes, les exonérations de cotisations sociales sont la première raison du déficit. Viennent ensuite, les aides accordées aux professionnels de santé pour maintien de leur revenu lors de la crise du COVID-19. D’autres largesses gouvernementales ont aggravé le déficit notamment les sommes accordées encore aux professionnels de santé pour payer le maintien de leurs infrastructures ou encore pour l’équipement des petites entreprises en gel hydroalcoolique ou en masques...

Ce déficit de 50 milliards doit être considéré de la même façon que les 100 milliards accordés aux entreprises et donc pris en compte intégralement par l’État.

Pour mémoire, le transport aérien et les entreprises privées du secteur bénéficieront de 17 milliards d’euros alors pourquoi ne pas accorder 50 milliards d’euros le social ? La déclaration de politique générale ne doit pas nous faire oublier la lutte.

Cette déclaration d’intention ne doit pas nous faire masquer nos propres intérêts à nous salariés.

Nos Camarades de Castorama ont fait grève ce lundi 20 juillet pour le maintien de leur prime. A nous de suivre leur exemple. Nous ne sommes pas responsables de la crise sanitaire donc nous ne devons pas payer les conséquences du COVID.

Restons mobilisés.