Editorial du Secrétaire Général, Gilbert FOUILHE

, par udfo34

L’actualité c’est encore et toujours le dossier de la réforme de l’assurance chômage que le Gouvernement ne souhaite pas abandonner. Un nouveau projet de décret, publié mercredi 12 mai, tente de corriger les inégalités créées par les dernières règles qui pénalisaient les actifs après une période de congés maternité, maladie ou d’activité partielle. Mais, en incluant cette fois-ci la notion de salaire « fictif », ce nouveau texte pourrait être illégal, met en garde l’Unédic. FO qui n’a eu de cesse de revendiquer l’abandon de la réforme, va donc déposer cette semaine de nouveaux recours devant le Conseil d’Etat. Au centre de la réforme de l’assurance chômage, la modification du calcul du salaire journalier de référence (SJR), qui doit entrer en vigueur en juillet, c’est la disposition la plus controversée.

A FO par l’intermédiaire de Michel Beaugas, Secrétaire Confédéral, nous rappelons que ce sont les employeurs qui choisissent ces contrats courts et facturent leur flexibilité à l’Unédic. Ce n’est donc pas le SJR qu’il faut corriger mais le marché du travail qui doit être modifié à travers d’un "bonus-malus" sur les cotisations.

Selon l’Unédic. Ce sont 1,15 million de personnes qui ouvriront des droits dans l’année après le 1er juillet qui vont toucher une allocation mensuelle plus faible de 17% en moyenne, même si cette allocation pourrait être compensée en partie par des prestations de solidarité du type prime d’activité. Le monde salarié commence petit à petit à s’ébrouer, les revendications longtemps étouffées par la crise sanitaire reviennent sur le devant de la scène. La semaine dernière c’était les personnels des services de réanimation qui souhaitaient une reconnaissance de leur métier et une formation adaptée. Le 18 ce sera autour des Postiers qui s’opposent aux restructurations successives. Dans de nombreux secteurs, les revendications sont là. Les salariés ne doivent plus attendre pour faire valoir leurs droits. La crise a démontré que les suppressions de lits dans les hôpitaux étaient mortifères. En avons-nous pour autant créés des lits. Bien sûr que non. Le Gouvernement compte sur l’amnésie des français. Les fermetures de nombreux points de services publics ont accentué les fractures sociales. Là encore les politiques de restriction continuent. Idem pour la production locale, sur le département Schneider, Kalhyge, Orchestra continuent leur relocalisation. La seule façon pour faire changer les choses c’est de créer le rapport de force. Rien ne changera si nous ne nous mobilisons pas. Seuls nous ne sommes rien, ensemble nous pouvons faire évoluer les choses.

Restons mobilisés et créons le rapport de force.