LA REPRISE

, par udfo34

C’est la reprise ! Ce 11 mai nous avons repris la direction du travail. Nous avons pour beaucoup en l’obligation de recommencer. Ce que nous savons c’est que le virus est là et n’attend qu’un manque de vigilance pour circuler à nouveau. Il nous appartient à nous syndicalistes de signaler tous les manquements aux règles de sécurité. Nous sommes engagés et nous serons responsables. Nous savons que nous pouvons nous appuyer sur la DIRECCTE, la Préfecture, mais aussi sur l’opinion publique. La sécurité ne suffit pas. Nous avons vu que les revendications que nous portons sur le maintien des services publics et notamment de l’hôpital, de la revalorisation salariale avaient un sens. Nous avions dénoncé les fermetures de lits dans les hôpitaux et les fermetures des services dans les villes moyennes. Nous avons vu qu’il avait fallu rouvrir le service de réanimation à l’hôpital de Sélestat pour pouvoir faire face au Covid 19. Ce n’est qu’un exemple. C’est le moment pour exiger la révision de la LFSS, Loi de Finance de la Sécurité Sociale, qui prévoyait la diminution de 600 millions d’euros du budget des hôpitaux alors qu’ils auraient dû augmenter de 800 millions d’euros pour un simple maintien du service. Nous portons et nous continuerons de porter la reconnaissance en maladie professionnelle de ceux qui ont contracté le Covid 19 du fait de leur activité. Pour l’ensemble des professions qui sont restées au travail et qui ont permis à la société de ne pas s’effondrer., nous veillerons à ce que la reconnaissance ne soit pas qu’une estime passagère. Nous étions contre la réforme de l’assurance chômage. Nous le restons bien sûr mais ceux qui y étaient favorables s’aperçoivent que si elle avait été appliquée cela aurait été catastrophique socialement. Nous pourrions continuer à énumérer nos revendications et démontrer aujourd’hui sans aucune peine qu’elles étaient fondées et que si les gouvernements avaient écouté les organisations syndicales nous n’en serions pas là. Aujourd’hui, 12 mai, nous sommes plus que jamais convaincus de notre utilité sociale et de la justesse de nos revendications, elles deviennent même une exigence pour le futur. Nous sommes aujourd’hui plus motivés qu’hier. A nous de convaincre du bien-fondé de nos exigences. L’urgence aujourd’hui est de compléter notre liste de conseillers du salarié, car des conseillers actuels auront des difficultés à accomplir leur mission du fait du Covid 19. Nous savons que leur rôle sera demain majeur. C’’est pour cela qu’il nous faudra compléter la liste actuelle. L’actualité c’est aussi les élections TPE où il nous faudra une nouvelle fois réussir ces élections parce qu’elles interviennent dans le calcul de la représentativité. Avec l’aide de vous tous, nous réussirons. A nous de reprendre en partant du bon pied. Mes camarades, au travail !