RENTRÉE 2019

, par udfo34

Mes camarades,

Les vacances d’été sont terminées et c’est déjà la rentrée.

Une rentrée sociale avec des mécontentements qui s’expriment dans de nombreux secteurs : éducation nationale, services des urgences, pompiers…. Je ne tiens pas à faire le tour de toutes les revendications, par contre nous trouvons dans tous les secteurs une exigence de service public et un manque évident de moyen. Malgré ce, le Ministre du Budget continue d’annoncer la suppression de 5500 postes de fonctionnaires dont 2 000 en 2020 et un objectif de 15.000 sur la durée du mandat. Gérald Darmanin continue sur la lancée des annonces destinées à rassurer le monde libéral. Certes ce n’est plus 50 000, mais c’est encore l’application d’une saignée sur un corps déjà exsangue… une austérité d’autant plus mal ressentie aujourd’hui que le chômage de masse est toujours présent. Même si le gouvernement a annoncé un chômage de catégorie A de 8,2%, les salariés savent que ces chiffres ne représentent pas la réalité. Les radiations massives de chômeurs, les inscriptions à des stages de formation ont soutiré des bataillons de chômeurs au chiffre du chômage. A cela il faut tout de même parler des particularités locales, sur l’Hérault nous touchons du doigt ces particularités. Nous sommes 95ème sur 100 départements au niveau des chiffres du chômage. Nous avons sur l’Hérault 133 138 chômeurs dans les 3 catégories, ABC. La population en emploi de l’Hérault c’est 414 000 personnes. Pour ce qui est des chômeurs de catégorie A, l’Hérault a 84 210 personnes qui cherchent un emploi. Le chômage de catégorie A atteint 16,2% sur Agde Pézenas, 13,3% pour Sète, 13,5% pour Béziers, 11,7% pour Montpellier et 13,6% pour la moyenne départementale. Nous voyons bien que les mesures d’austérité suppriment des avantages aux salariés, réduisent le droit du travail mais n’ont aucun effet sur le chômage. Cet été les livreurs de Deliveroo, plateforme anglaise de livraison, étaient en grève. La plateforme avait réduit de manière unilatérale la rémunération des livreurs de 33%. Pour ces travailleurs non-salariés c’est encore le Moyen-Age. Une servitude sous couvert de liberté. Ce type de travail est anormal. Travailler 50 heures par semaine pour une rémunération comprise entre 800 et 1 200 € c’est inadmissible. Le financement de la sécurité sociale a été modifié en 2018. Les cotisations salariales ont été supprimées et remplacées par une hausse de la CSG, un prélèvement de 1,7% sur les retraites et par une part non négligeable, 18,7% provenant de la TVA. De plus les sommes ne sont plus fléchées, c’est-à-dire que les fonds peuvent être orientés vers d’autres financements par exemple l’assurance chômage. Autres difficultés, lorsque le gouvernement décide d’exempter les retraités qui ont une retraite inférieure à 2 000 € du paiement des 1,7% de CSG, il faut supprimer des remboursements pour équilibrer les comptes. L’homéopathie n’est plus remboursée et des médicaments passent en médicaments de confort alors que leur bénéfice thérapeutique n’est pas à démontrer.

En novembre, Serge Legagnoa, Secrétaire Confédéral, viendra à Sète parler de la Sécurité Sociale.

Mais aujourd’hui, la grande réforme annoncée est celle des retraites. Nous serons 130 camarades de l’Hérault de l’Hérault à monter à Paris pour manifester le 21 septembre. Il est impératif d’éviter la retraite par point. Une réforme injuste s’il en est, une réforme dont les victimes seront plus que jamais les femmes. L’équation est simple pour les salariés, si la réforme passe le taux de remplacement, c’est-à-dire le pourcentage entre le dernier salaire et la pension ou la retraite passera de 73% à 56%. Là encore, les salariés du public comme ceux du privé ont aujourd’hui autour de 73% de taux de remplacement contrairement à ce qui est dit dans les médias. Autre contre vérité distillée sur les ondes, nous n’aurons pas un seul régime remplaçant ces 42 régimes existants mais 43, les 42 actuels et le 43° régime à point nouvellement créé. Là encore l’équation est simple, les retraites représentent 315 milliards d’euros, le gouvernement ne souhaite pas que cette somme augmente par contre on souhaite ouvrir des droits aux 10% de travailleurs non-salariés et pourquoi pas aux 1,5 millions de français qui travaillent à l’étranger. Un même gâteau pour plus de convives, les parts seront donc plus petites. Philippe Pihet et Nathalie Homand sont venus parler de leurs secteurs respectifs. Serge viendra bientôt, le 25 octobre. Mobilisons, réussissons le 21 septembre et de la mobilisation viendra le succès.

Mes camarades nous sommes au milieu du gué Il ne faut pas s’arrêter. Menons le combat

Le Secrétaire Général, Gilbert FOUILHE