Un début ?

, par udfo34

Aujourd’hui 03 Avril, débute la grève pour le maintien du statut des agents de la SNCF et pour s’opposer à la transformation des EPIC en SA. Le rapport SPINETTA me rappelle la transformation de France Télécom. Le gouvernement Jospin avait mis un terme à cette longue transformation de l’entreprise en la privatisant. Nous n’avions pas su, à l’époque, réagir contre ce rouleau compresseur qui était actionné par les libéraux européens. A l’époque, c’est-à-dire en Juillet 1996, nous ne connaissions pas les conséquences de l’ouverture à la concurrence qui était programmée le 1° Janvier 1998. Nous ignorions aussi ce que signifiait pour le personnel, l’ouverture du capital de 1997. En Septembre 2004, le gouvernement Jospin a cédé les actions qu’il possédait et l’Etat est passé sous la barre des 50% d’actions détenues. Aujourd’hui l’Etat ne possède plus que 24% des actions et se satisfait comme tout actionnaire d’une bonne rémunération. Les conséquences sociales nous les connaissons tous, suicides en série ou tentatives de suicide. Notre triste PDG, Didier Lombard, avait qualifié cet épisode, d’épidémie, ignorant qu’il avait mis en place ACT, anticipation et compétences pour la transformation. Ce plan avait abouti au départ de 29000 agents en 4 ans. Ces départs forcés avaient été pour l’ensemble du personnel de l’entreprise un crève-cœur. Les conséquences sur le service public sont énormes, la seule logique de l’entreprise c’est la loi du marché. Aujourd’hui les agents de la SNCF connaissent le processus et les experts qui en minimisent la portée sont de mauvaise foi.

A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas savoir s’il y aura convergence des luttes mais elle est espérée. Cependant cette convergence si elle est souhaitée, elle ne se décrète pas.

Bien sûr nous étions cette veille de Pâques dans la lutte avec les salariés de Carrefour. Bien sûr nous ne supportons pas qu’une entreprise fasse des bénéfices et supprime 25000 emplois. Les retraités, la fonction publique, les EHPAD ont mené une lutte et la dernière manifestation du 22 Mars a été un succès. Il faut surtout et par-dessus tout garder l’espoir de mette fin au libéralisme, à la casse du service public et à l’austérité. Mes Camarades si nous y croyons, nous pouvons mettre les libéraux en échec.

La réussite est proche et elle est au prix de sacrifices individuels. L’avenir du salariat dépend de notre réussite.